Bulletin Municipal de la Commune de Plassay
8 La Commune de Plassay s’étend sur 1700 hectares, dont 450 hectares de surfaces boisées. Les origines : L'origine du nom de Plassay reste aujourd'hui une énigme. Peut-être l'héritage du nom du domaine d'un riche propriétaire terrien gallo-romain nommé Placius. (Placiacum ou Villa Placii) ? Ou bien ce nom serait-il issu d'un mot d'ancien Français "plaissié", qui désignait au Moyen Age un enclos pour animaux domestiques dont les murs étaient faits d'anciens branchages entrelacés ? Personne ne sait vraiment. Le bourg s'est constitué à l'ombre de l'église et de la résidence des seigneurs de Plassay aujourd'hui disparue. Au moyen âge, ces deux imposants édifices trônaient au cœur de l'actuel bourg. L'un, la résidence des seigneurs de Plassay, incarnait le pouvoir temporel, l'autre, l'église, le pouvoir religieux. C'est probablement au nord de l'église, à l'emplacement d'un groupe d'habitations, de l'ancienne école et de l'ancien presbytère, que se dressait autrefois la résidence des seigneurs de Plassay. D'après un procès-verbal de 1728, l'ancienne maison noble est décrite comme un édifice modeste doté de deux grandes pièces superposées, d'un escalier en pierres et d'une grande cour entourée de murs très abimés, ainsi que d'une petite cour communicant avec l'église. A proximité se dressait un pigeonnier couvert d'ardoises, symbole de l'autorité seigneuriale. Quelques noms des seigneurs de la terre de Plassay : Baudry de Plassay participe à la deuxième Croisade (1147 – 1149) aux côtés de Louis VII, roi de France, et son épouse Aliénor d'Aquitaine 1510 : Nicolas de Vallée, licencié en lois et procureur du roi en Saintonge Puis en 1555, Nicole Jourdain, veuve de Jean de Vallée, laquelle laisse pour héritière Marie Moulinier, femme de Gilles Brétinauld, écuyer, seigneur de la Brochardière, conseiller au Présidial de La Rochelle Jean Brétinauld, seigneur de Plassay, huguenot très fortuné La seigneurie de Plassay fut donnée en dot à Jeanne de Brétinauld lorsqu'elle épouse en 1639 Louis Régnier, seigneur de Vaujompe, près de Cognac Elle est vendue en 1679 par leur fils Henri Régnier à Guillaume Duval, seigneur de la Morinerie et de La Forêt, procureur du Roi au présidial de Saintes Plassay revient à la fille de ce dernier, Marie Duval, qui le transmet à son second époux Jean-Baptiste Pissonet de Bellefonds. Leur fils Guillaume Pissonnet de Bellefonds, devient acquéreur en 1739 du fief voisin de l'Epine. Dès lors, les seigneurs de Plassay délaissent leur résidence pour le logis de l'Epine reconstruit vers 1780. En 1806, leurs descendants se défont du logis en faveur de Saturnin Charrier. Le logis actuel, (à la sortie du bourg, à gauche en direction de la D137) qui aurait succédé à une importante demeure fortifiée, est toujours habité par la même famille. Le saviez-vous ? D'après la tradition, pendant la guerre de Cent Ans, l'ancien château de Plassay abrita la garnison d'Henri III (1207-1272), roi d'Angleterre, en 1242, lors de la fameuse bataille de Taillebourg qui opposa les troupes Capétiennes du roi de France Louis IX et de son frère Alphonse, comte de Poitiers, à celles de leurs vassaux révoltés, Henri III d'Angleterre et Hugues X de Lusignan. Le 13 septembre 2025, à l’occasion des Balades Romanes organisées par la CDC, une guide conférencière est intervenue pour faire découvrir le village à une cinquantaine de personnes. Ici, devant l’église, l’endroit présumé de la résidence des seigneurs de Plassay.
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